Carnet de Cuisine(s) – Dans la cuisine de Noriko

Très souvent en consultation, on me parle de cuisine japonaise : soupe miso, nouilles soba, onigiri ou repas inspirés du washoku, la cuisine traditionnelle japonaise du quotidien.

Pour ce carnet de cuisine(s), j’ai eu envie d’échanger avec mon amie Noriko , enseignante de langue et culture japonaise, autour de la manière dont les repas s’organisent dans son quotidien.

Entre tradition, simplicité et adaptations contemporaines, nous avons parlé de cuisine familiale, de bouillons, de petits plats à partager… et de cette attention particulière portée au repas.

Itadakimasu – recevoir le repas avec gratitude

Au Japon, le repas commence souvent par itadakimasu, une manière de recevoir le repas avec gratitude.

Cette attention se retrouve aussi dans la façon de composer les repas : plusieurs préparations simples servies ensemble, que l’on goûte progressivement, plutôt qu’un plat unique mangé rapidement.

Noriko me raconte que même dans des repas très simples du quotidien, cette manière d’alterner les saveurs et les textures reste importante.

L’umami dans la cuisine du quotidien

Les saveurs se construisent souvent par petites touches : miso, sauce soja, dashi, champignons ou aliments fermentés apportent naturellement de la profondeur aux plats.

Noriko me fait remarquer que l’umami est rarement nommé au quotidien : il fait simplement partie des ingrédients et des gestes de cuisine.

Cette combinaison de bouillons, d’aliments fermentés, de légumes, de riz et de petites portions variées participe aussi à l’image d’une cuisine souvent perçue comme équilibrée et rassasiante.

Le repas du soir à la maison

Dans la journée, les repas sont souvent pris à l’extérieur : à l’école, au travail ou sous forme de bento préparé à l’avance.

Comme ailleurs, les habitudes évoluent aussi : manque de temps, plats préparés, repas pris rapidement ou influence d’autres cuisines font désormais partie du quotidien de nombreuses familles japonaises.

Le soir reste un moment important où la famille se retrouve autour d’un repas simple et rapide à préparer.

Ce repas s’inspire encore souvent du modèle traditionnel ichiju-sansai : une soupe accompagnée de plusieurs petits plats.

Autour de la table, on retrouve souvent :

  • un bol de riz,
  • une soupe miso,
  • une source de protéines (poisson, tofu, œufs…),
  • et quelques préparations végétales : légumes marinés, sautés ou mijotés selon la saison.

Noriko explique que l’objectif n’est pas de préparer quelque chose de sophistiqué, mais plutôt un repas simple, varié et facile à partager.

Un repas partagé avec Noriko

Pour ce repas, nous avons préparé du riz, une soupe miso, une omelette tamagoyaki et du tofu émietté aux légumes.

Noriko m’a également fait découvrir du daikon servi avec du miso rouge (hachō miso), une spécialité de la région où elle a grandi.

Repas japonais inspiré du washoku avec soupe miso, riz et tofu aux légumes
Repas japonais maison avec soupe miso, daikon et tamagoyaki inspiré du washoku

Autour du repas

Noriko évoque aussi l’idée du hara hachi bun me : manger jusqu’à être confortablement rassasié, sans chercher la sensation de trop-plein. Cette idée rejoint aussi le rythme du repas : prendre le temps de goûter, alterner les plats et être attentif aux sensations.

Ce qui m’a le plus marquée, c’est cette attention portée au repas partagé : commencer par itadakimasu, prendre le temps de goûter, puis remercier en fin de repas.

J’ai aussi apprécié la simplicité du repas : peu d’ingrédients sophistiqués, mais une vraie attention portée aux saveurs, aux textures et au moment partagé.

Au-delà des recettes, je retiens surtout ces gestes simples et cette manière d’être présent à table.

Un grand merci à Noriko pour son accueil et ces moments passés à cuisiner et à parler de la cuisine du quotidien.

Ces carnets de cuisine(s) explorent la manière dont différentes traditions culinaires continuent d’accompagner les repas du quotidien aujourd’hui.

Vous souhaitez être accompagné.e ?

Les consultations sont proposées en cabinet à Saint-Rémy-lès-Chevreuse et en téléconsultation.

Prendre rendez-vous