Carnet de Chine : à la découverte des zongzi

Connaissez-vous les zongzi ? (粽子, zòngzi)

Petits paquets de riz gluant soigneusement enveloppés dans des feuilles de bambou, les zongzi sont cuits à la vapeur et garnis selon les traditions locales et familiales.

Ils sont traditionnellement préparés pour le Duan Wu Jie (端午节) — la fête des Bateaux-Dragons, célébrée chaque 5e jour du 5e mois lunaire, en Chine comme ailleurs. Cette année, elle tombe le 31 mai.

Les zongzi sont souvent savourés tels quels, comme un snack-repas complet, surtout lorsqu’ils sont bien garnis, comme ici.

En Chine du Sud, d’où est originaire la famille de mon mari, on les accompagne parfois d’un thé chaud — oolong ou thé Pu’er — connu pour favoriser la digestion. Selon les régions, on peut aussi les relever avec une sauce soja légère ou un peu de piment.

Une tradition millénaire

Cette fête rend hommage à Qu Yuan, un poète et homme d’État du royaume de Chu, qui, selon la légende, se serait jeté dans une rivière pour protester contre la corruption. Touchés par son geste, les villageois auraient jeté du riz enveloppé dans des feuilles pour nourrir son esprit — ou détourner les poissons. Les zongzi seraient nés de ce geste symbolique.

Une version familiale et savoureuse

Chaque famille a ses secrets de cuisine et ses gestes transmis : ici, ce sont les mains expertes de la tante qui ont façonné ces zongzi de connaisseurs.

Cette année, la quatrième tante de mon mari — ainsi nommée selon son rang de naissance dans la fratrie paternelle, comme le veut la tradition chinoise — originaire du sud de la Chine, a préparé une magnifique version familiale : du riz gluant noir, des champignons parfumés, des graines de lotus, un jaune d’œuf salé, quelques crevettes séchées… et même de petites Saint-Jacques séchées.
Un mélange riche et délicat, à la fois traditionnel et plein de caractère.

Le lendemain, comme cela se fait souvent, nous les avons réchauffés à la poêle : une méthode simple qui leur donne une texture croustillante à l’extérieur et fondante à l’intérieur. On a adoré !

Zongzi au riz gluant noir, champignons, graines de lotus et œuf salé

Ingrédients

  • 300 g de riz gluant noir
  • 4 jaunes d’œufs salés cuits
  • 8 feuilles de bambou ou de bananier
  • poitrine de porc (facultatif)
  • ficelle de cuisine en coton
  • 6 à 8 champignons parfumés séchés (shiitake), réhydratés et émincés
  • 30 g de graines de lotus (trempées au préalable)
  • 1 c. à soupe d’huile (sésame ou tournesol)
  • Sauce soja
  • Sel, poivre

Préparation

  1. Préparer les feuilles

2. Préparer le riz

  • Lavez le riz gluant noir plusieurs fois, puis faites-le tremper 6 à 8h (ou toute une nuit).
  • Égouttez

3. Préparer la garniture

  • Faites revenir les champignons avec un peu d’huile et de sauce soja, jusqu’à ce qu’ils soient bien parfumés.
  • Si utilisée, faire revenir la poitrine
  • Égouttez les graines de lotus et coupez les œufs salés en deux.

4. Former les zongzi

  • Pliez une feuille de bambou en cône.
  • Déposez une cuillère de riz, un morceau de champignon, quelques graines de lotus et un demi-jaune d’œuf, puis recouvrez de riz.
  • Refermez soigneusement et ficelez.

5. Cuisson vapeur

  • Faites cuire à la vapeur pendant 1h30 à 2h (selon la taille). Laissez refroidir.

6. Poêlage

  • Le lendemain ou après refroidissement, sortez les zongzi de leur feuille et coupez-les en deux si vous le souhaitez, et faites-les revenir à la poêle avec un peu d’huile, jusqu’à ce qu’ils soient dorés à l’extérieur et bien chauds à cœur.

Conseil dégustation

Les zongzi sont souvent dégustés tels quels, comme une sorte de snack-repas complet — surtout lorsqu’ils sont généreusement garnis, comme ici.

En Chine du Sud, d’où est originaire la famille de mon mari, on les accompagne parfois d’un thé chaud, comme un oolong ou un thé Pu’er, connu pour favoriser la digestion.

Selon les régions et les goûts, on peut également ajouter une sauce soja légère, ou un peu de piment pour relever le tout.

Chez nous, nous les avons savourés avec une salade de tomates fraîches : un joli contraste de textures, de couleurs et de températures, à la croisée des cultures.

Les versions sucrées, quant à elles — garnies de pâte de haricot rouge ou de jujubes  — sont parfois servies avec une tasse de thé.

Côté diététique

Les zongzi sont des plats riches en traditions… et en énergie !
Ils combinent des glucides complexes (riz gluant noir), des protéines (œuf, champignons, graines de lotus), et des micronutriments issus des ingrédients végétaux.

Le riz gluant noir, surnommé « riz interdit », se distingue par sa teneur élevée en antioxydants (anthocyanines), bénéfiques pour la santé cardiovasculaire et l’immunité. Il contient aussi des fibres et des minéraux comme le fer et le magnésium.

Les graines de lotus et les champignons apportent une touche végétale subtile et nutritive, tandis que l’œuf salé contribue aux apports en protéines… et en sodium : à savourer avec équilibre.

Ce plat cale vite : il est naturellement satisfaisant grâce à la richesse du riz gluant et à la densité des garnitures. Manger lentement, en pleine conscience, permet non seulement de mieux écouter ses sensations de faim et de satiété, mais aussi de profiter pleinement d’un plat délicieux et long à préparer !

Un bel exemple d’alimentation qui nourrit autant le corps que le lien aux autres.

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